
CUMUL I (La vie coupable)
Laura-Ève Lambert + Denis Marleau + Stéphanie Jasmin
STUDIO HYDRO-QUÉBEC DU MONUMENT-NATIONAL
Mardi 29 septembre – 20 h
Mercredi 30 septembre – 20 h, suivi d’une discussion avec Laura-Ève Lambert et Denis Marleau
Jeudi 1er octobre – 20 h

Admission générale
38 $ (tarif unique) – Taxes et frais inclus
Achat en personne, par téléphone ou en ligne à la Place des Arts
Achat en personne au Monument-National les soirs des spectacles seulement
«Bien sûr qu’elle estime Louise Bourgeois. Elle prononce Louise Bourgeois en levant minimalement les sourcils, Louise Bourgeois. Suggère par une infime modulation tonale — Bourgeois — le prestige, la gravité, la radicalité, la profondeur.»
Laura-Ève Lambert, CUMUL I (La vie coupable)
Une femme marche sur les trottoirs d’un Paris mouillé de neige ; elle a rendez-vous dans un musée. On apprend qu’elle est historienne de l’art grâce au flux dévorant de sa pensée, qui nous fait percevoir tout ce qui se déroule autour d’elle, en elle. Elle n’est venue que pour voir CUMUL I de Louise Bourgeois, l’objet de la recherche d’un de ses étudiants. Mais avec quelle légitimité prétend-elle observer cette œuvre moderne, elle qui est spécialiste de la peinture nordique du XIXe siècle ?
Dans la blancheur de la neige comme devant celle du marbre façonné de protubérances étranges, les mots tournoient comme des flocons glacés dans sa tête, brassant les questions de l’identité, de l’imposture, du désir et du rapport à l’Autre. Les méandres labyrinthiques de la sculpture semblent hanter sa conscience avant même qu’elle ne les découvre. C’est ce qui fait la virtuosité de ce texte, né d’une commande du Centre Pompidou : l’œuvre d’art y est présente en creux, de façon subliminale, par échos poétiques et analogies avec la matière des mots. Ce texte plonge dans les tréfonds d’une intimité pourtant écrite à la troisième personne. C’est la pensée qui parle d’elle-même, tout en s’incarnant complètement.
ÉCHO CRITIQUE « Personnel, politique et romanesque à la fois, traversé par une vision de l’art qui s’éprouve au-delà des discours, Cumul I poursuit avec bravoure l’aventure littéraire d’une des plumes les plus stimulantes de notre temps. » Nicolas Julliard, Radio Télévision Suisse (RTS)
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Texte : Laura-Ève Lambert (Héliotrope / Centre Pompidou)
Interprétation : Pascale Drevillon
Mise en voix : Denis Marleau
Scénographie et vidéo : Stéphanie Jasmin
Lumière : Marguerite Hudon
Son : Renaud Dionne
Coproduction UBU compagnie de création et Festival international de la littérature (FIL)
Durée : 1 h 30 (sans entracte)

Denis Marleau © Stéphanie Jasmin

Stéphanie Jasmin © Angelo Barsetti

